Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Teorem's Blog

Vous etes ici : Accueil > novembre 2006

jeudi 30 novembre 2006

Google Answers: paix à son âme !

J'avais oublié que Google Answers existait ! Et il va être fermé la semaine prochaine (voir l'annonce sur le Google Blog).

Les réactions sont diverses et variées.

Du côté de chez Yahoo, nous invitons les anciens de la communauté à participer à Yahoo Answer. Voir Yahoo! Search blog: Got Answers and Nowhere to Share Them?.

Du côté des analystes business, on explique que l'orientation plus people de Yahoo est en train de redevenir un atout, face à l'image un peu plus froide et technique des produits Google: Score One for Yahoo dans TheStreet.com.

Enfin, j'ai trouvé un commentaire sur un blog (référencé par le Google Blog) qui nous explique que Google Answer avait fait deux erreurs: faire payer les réponses et, ce qui découle de cette première erreur, mettre en place un système qui produisait des réponses encyclopédiques plutôt que des réponses style micro-trottoir.

A priori, les utilsateurs d'Internet ont des goûts aussi simples que les consommateurs de télévision.

mercredi 29 novembre 2006

Election présidentielle française résumée par un anglais

Dans le Financial Time d'aujourd'hui, il y avait un article sur les élections présidentielles, en général, et sur Ségolène Royal, en particulier. Cet article avançait la thèse que la bataille serait avant tout un affrontement de valeurs plus qu'un affrontement de propositions.

Et l'article commence par un résumé savoureux que je me dois de partager. Je cite, donc, en essayant de traduire au mieux:

Les élections françaises ont souvent été au sujet de la trinitée révolutionnaire: liberté, égalité et fraternité. La droite s'est battue pour plus de liberté, la gauche a argumenté pour plus d'égalité, et les deux se sont écharpés pour savoir lequel est le plus fraternel.

C'est tellement vrai.

vendredi 24 novembre 2006

L'expérience BlogSpherus

Vu sur le Kelblog de Pierre Chappaz, l'annonce d'une expérience (une de plus ?) qui permettra de démontrer (une fois de plus ?) les fonctions de diffusion de l'information de la blogsphère.

L'initiative se fait appelée BLOGOSPHERUS, et se base sur le mécanisme des trackbacks pour essayer de pister la diffusion d'une information. J'ai donc joué le jeu et utilisé le trackback fourni pour notifier la création du présent billet.

Le but de l'expérience est assez claire, je cite:

L’expérience permettra de visualiser, par la succession des trackbacks, le chemin blogosphérique parcouru par le message originel.

Une cartographie de ce chemin sera enfin construite, menant d’un blog à l’autre, reconstituant l’espace blogosphérique viral du Web francophone.

Face à cette expérience, j'ai plusieurs réactions différentes:

  • je suis mort de rire en voyant la photo choisie par Pierre pour illustrer son billet: un très joli nombril ! et par la mise en avant de wikio comme moyen de repérer qu'une information est diffusée (ce en quoi il a raison, wikio est aussi valide que technorati pour ce genre de recherche).
  • je me demande, comme d'autres, si l'expérience ne sera pas biaisé par l'intervention d'un média très grand public (télé par exemple) et à quel point l'effet "C'est fun de participer" peut-il jouer.
  • je suis extrèmement intéressé par les représentations graphiques qui sortiront de cette expérience

J'aimerais que les auteurs de l'initiattive pense à fournir leur données brutes sous une forme simple (celle envoyé dans les requêtes de trackbacks par exemple) afin que différentes personnes s'essayent à les croiser avec d'autres sources d'information pour représenter la progression de la diffusion.

Par exemple, utiliser Yahoo Maps en géocodant les blogs en fonction de l'adresse de leurs auteurs et en montrant la progression géographique dans le temps.

Ou encore un arbre des blogs montrant par quel chemin l'information est arrivé à certain auteus de blogs. Cela permettrai de repérer les blogs vraiment influent de la blogsphère française.

mardi 21 novembre 2006

Présentation savoureuse de la métonymie

Dans son blog sur les Technologies du Langage, Jean Véronis nous présente au travers d'exemples bien choisis ce que l'on appelle la métonimie.

Au delà du fait que je suis maintenant plus savant (très peu), cet article m'a fait redécouvrir que les exemples de complexité des traitements de l'information ne se trouvent pas seulement dans les mathématiques, mais aussi dans la linguistique, voir le littéraire.

Voilà donc un exemple clair et bien expliqué des problèmes rencontrés par les programmeurs de tout poil quand ils s'attaquent au traitement de l'information textuelle. Mais le fait que, comme Monsieur Jourdain, nous faisons de la métonimie sans le savoir et sans percevoir à quel point notre cerveau travaille quand il décrypte le langage devrait faire toucher du doigt à ces mêmes programmeurs à quel point ils doivent être compréhensifs face à des clients (définissant des besoins) enclins à suggérer des solutions techniques à coup de "Y a qu'à ..." (sous-entendu, yaqua faire comme mon cerveau).

jeudi 16 novembre 2006

De l'exclusivité dans les contenus audiovisuel

Dans la dernière des newsletters de l'ADUF, la numéro 681, le président de l'association des utilisateurs de Free revient sur les dernières propositions du CNC sur le financement des contenus audiovisuels. Cela se résume en 3 points.

  • les diffuseurs (tous, sans exception, quelque soit le moyen de diffusion) devraient être mis à contribution pour le financement des contenus audiovisuels
  • mise en place du "must offer": tout créateur de contenu doit propposer son portefeuille de contenus à tous les diffuseurs au même prix, de manière non-discriminatoire
  • mise en place du "must carry": tout diffuseur de contenu doit répondre favorablement et de manière non-discriminatoire à la demande d'un créateur de contenu pour permettre la diffusion de son contenu.

Tout cela vise à ce que l'utilisateur lambda soit assurer que ses choix de diffuseurs ne le limitent pas en terme de contenu visible et que les petits fournisseurs, comme les gros, profitent des nouveaux moyens de diffusion financièrement et logistiquement.

Si il y a régulation sur ce thème, afin de limiter les exclusivités (de diffusion ou d'accès au contenu) à un minimum acceptable (durée limitée, part faible du catalogue total), commence à être discuté, il y a aura sans doute des conflits sur la dénomination de diffuseur et de créateur.

Mais l'idée me plaît car, tout en permettant aux diffuseurs et créateurs de gagner de l'argent, elle assure le maximum d'ouverture dont nous, qui finalement, payons les uns et les autres, pourront réellement profiter.

La newsletter: PDF Texte