Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Teorem's Blog

Vous etes ici : Accueil > Business

jeudi 12 juin 2008

Immobilier: trouver et valoriser votre appartement avec Drimki

Drimki a ouvert aujourd'hui paris.drimki.fr pour permettre à ceux qui veulent vendre de le faire à moindre frais et sans ennui, et à ceux qui cherchent de trouver le bien idéal.

Avertissement: je suis investisseur dans Drimki et je compte bien les aider à multiplier les services et faire de ce site une référence en matière d'immobilier.

samedi 7 juin 2008

SeedCamp : comment coacher des entrepreneurs ?

J'ai participé hier au premier SeedCamp parisien en tant que mentor. L'idée est de proposer à des jeunes entrepreneurs (jeune en terme de création de boîtes) une journée de coaching par des mentors expérimentés dans le domaine de la création d'entreprise (VC, sérial entrepreneur, business développeur de grosse boîte). J'ai été invité au titre de créateur de Kelkoo et expert technologie. L'autre aspect est bien sûr de faire du networking (je n'aime définitivement pas le mot réseautage), d'abord pour les startups présentes, profitant de la présence de personnes intéressantes à connaître, ensuite pour les mentors eux-mêmes, le network existant devant s'entretenir.

Ce SeedCamp proposait aussi un panel au sujet de l'entrepreunariat, et la discussion a fait ressortir quelques pistes de réflexion pour tout ceux qui baignent dans ce milieu.

Jean  Schmitt (VC,Sofinnova) nous a fait remarqué que, maintenant, pour être considéré comme successful, vous devez gagnez des centaines de millions de dollars, alors qu'une dizaine suffisait il y a 20 ans. Cela veut dire que vous devez grossir et le seul bon moyen d'y parvenir, c'est de faire le mécano et de ne pas avoir peur de partager, de fusionner avec d'autres pour être plus fort. Si je ramène cela à ma propre expérience, c'est exactement ce que nous avons fait chez Kelkoo, nous sommes allés chercher des partenaires, nous avons fusionner avec d'autres boîtes et sommes devenus réellement un grand en Europe, aussi bien en couverture qu'en chiffre d'affaires.

Autre chose intéressante, tout entrepreneur devra penser à mettre en place plusieurs business models au cours du temps, tout en sachant garder le focus sur son domaine de business (exemple de Screentonic, donné par Didier Kuhn). Dominique Vidal (ex-Kelkoo, ex-Yahoo, VC Index Ventures) a renforcé cette idée en ajoutant que tous les 6 mois, votre compagnie sera une nouvelle compagnie.

Le thème du choix du VC a aussi été abordé. Pensez non-seulement à l'argent qu'il apporte, à la valorisation de votre sociéte auquelle cela correspond, mais aussi à ce qu'ils peuvent apporter en terme d'expérience et de réseau (Gilles Babinet, Musiwave). Pour Fred Destin (VC, Atlas Ventures), c'est aussi une question de passion car le VC devra aider et accompagner l'entreprise dans les moments difficiles.

L'ensemble des intervenants ont aussi émis un avertissement. Soyez sûr, en tant qu'entrepreneur, que vous connaissez vos limites et que vous êtes en adéquation avec la stratégie que vous poussez pour votre entreprise. Si ce n'est pas le cas, acceptez dès le départ que vous ne serez plus le boss à partir d'un certain moment. Par exemple, en 2001-2002, chez Kelkoo, la question a été franchement posée sur la pertinence de garder Pierre à la tête de la boîte pour son développement Européen, et nous lui avons tous renouvelé notre confiance. En 2000, Mauricio, Christophe et moi avons accepté que Jean-Marc Potdevin devienne notre chef car nous savions qu'il serait bien plus capable que nous d'organiser l'engineering de Kelkoo, afin de fournir ce qui nous était demandé par le business. Dans le premier chapitre de la bible de l'APCE sur la création d'entreprise, il est recommandé à l'entrepreneur de faire un bilan non seulement sur lui, mais aussi sur son entourage en regard de son projet pour être sûr qu'il doit effectivement se lancer.

Autre avertissement pour les sites à tendance communautaire sur le challenge du marketing : Fred Destin (VC, Atlas) nous fait remarquer que les gros (dailymotion, youtube et autres ) ont gagné des utilisateurs avant d'utiliser le marketing viral. Dans la salle, Mike Butcher (TechCrunch UK) vous recommande de dire sur un blog ce que vous faites, ce que vous ajoutez, car il regarde tous ces blogs et même un petit ajout peut faire une bonne histoire et donc peut apporter un bon marketing. Il a écrit un article sur la journée SeedCamp.

Une dernière chose que tous les VCs ont recommandé: si vous avez un bon projet, ne passez pas par la case Business Angel, allez voir directement un VC et evitez de diluer votre capital trop vite. En fait, on en revient au problème de bien choisir ses investisseurs. Il est toujours préférable d'en avoir peu mais qui supportent l'ambition du projet, et ne demandent pas un retour sur investissement trop rapide par rapport à la montée en puissance du projet.

Pour ma part, j'ai eu des discussions intéressantes, rencontré des entrepreneurs toujours motivés et je me suis aperçu que je pouvais sans doute leur apporter quelque chose. Si j'en ai la possibilité, je participerai sans doute à de prochains SeedCamps.

vendredi 6 juin 2008

Consumer Software : ITech Economie Club

Hier au soir, j'ai assisté au dernier opus des conférences de l'IE-Club, dont le sujet était le Consumer Software ou, plus exactement, ces entrepreneurs qui essaient de créer des éditeurs de logiciels en France. Elle était organisée par Julien Codorniou avec l'aide du MondeInformatique.fr et, du choix des intervenants à l'animation des débats, c'était une conférence de très bonne facture. Vu que le sujet était les logiciels s'adressant au grand public, je portais un t-shirt de circonstance affichant la phrase "It must be user error."

Je ne ferai pas un compte-rendu complet, vous en trouverez certainement chez d'autres, mais je vais lister les choses qui m'ont un tant soit peu marqué.

Marc Jalabert (Microsoft) a fait une introduction en regrettant qu'en France l'industrie des services informatiques soit plus développée que les éditeurs de logiciels. Il m'a surpris aussi en disant qu'avec les 3 rachats récents opérés en France, dont Musiwave (salut Charly !), Microsoft instituait un centre d'ingénierie (R&D) français. Moi qui croyait que Redmond voulait toujours tout rapatrier, me voilà bien surpris. C'est une bonne nouvelle si jamais il y a fusion entre Yahoo et Microsoft. Les Kelkoos de Grenoble continueront peut-être à exister.

LeMondeInformatique.fr a fait une présentation sur la vente des logiciels dans le monde et a surtout annoncé le nouveau modèle économique de NetVibes: faire sponsoriser des widgets par des annonceurs. Ils vont toujours vendre du service B2B mais ils comptent sur la mise en avant rémunérée des widgets pour exploser. Encore un modèle pub, donc. Et vous devinez sans doute ce que j'en pense.

L'interview du patron de GOTO Software, 26 ans à la tête de sa boîte, était propre à nourrir l'inspiration. Je retiendrai une simple chose qui peut expliquer l'aversion des français pour le métier d'éditeur de logiciels: quand on a une killer app, comme les coûts restent fixes, c'est l'eldorado. Le problème, c'est que fabriquer une killer app, c'est très risqué.

Le panel suivant regroupait Adrien Touati, qui est le créateur de FreeAngel, le logiciel de contrôle parental fourni par Free (très bien, je l'ai installé, c'est ce qu'il vous faut pour vos enfants), Nicolas Rose (VC), Gilles Ridel (patron de NextWay, plateforme de téléchargement de logiciels) et Gonzague de Valois (VP de GameLoft). Après coup, la présentation de Gameloft m'a interpelée: 96M d'euros de chiffre d'affaire et 4000 employés. Yahoo fait 60 (soixante !) fois plus de chiffre pour seulement 3 (trois !) fois plus d'employés. Cherchez l'erreur. Il n'empêche que Mr Valois a été gentil de répondre à ma question sur la problématique des plateformes pour lesquelles créer du logiciel. Tous les intervenants m'ont répondu: cherchez la raison économique. Dans le cas d'un  portage vers une plateforme supplémentaire, c'est tout simplement la comparaison du coût par rapport à ce que cela va rapporter qui décidera. Dans le cas du contrôle parental, c'est l'administration qui a indiqué la liste des plateformes obligatoires, donc pour avoir accès au marché, il fallait en passer par là.

Pour finir, Pascal Daloz (VP Dassault System) nous a fait une présentation très impressionnante des technologies et de la stratégie de DS dans la 3D, le web et l'aide aux entreprises pour mieux intégrer les utilisateurs dans leur process de conception de produit, la modélisation 3D étant un langage commun à des intervenants très différents. Il nous a parlé notamment de 3Dvia.com, le Flickr des modèles 3D, mais aussi de 3DCollage, une application Facebook permettant de créer avec des modèles 3D (bien mieux que FunWall selon moi). Ces deux applications sont un moyen d'introduire un peu plus de 3D dans la vie des internautes et de leur donner un nouveau moyen d'expression.

En dehors de la conférence, j'ai pu discuter avec David Berrebi de chez Kewego. Je dois avouer que les boîtes qui bâtissent un business autour de la vidéo m'impressionnent. Les challenges techniques sont super intéressants, mais surtout les investissement que cela implique sont ... effrayants. J'ai pu discuter aussi avec Adrien Touati (FreeAngel). Je dois avouer que j'ai une grande envie de pouvoir mettre mon nez dans ce qu'il fait ... techniquement. Le côté moteur de recherche de BabyGo est évidemment pour moi quelque chose de connu et d'attirant, mais j'imagine que les technos de machine learning (sujet auquel je m'intéresse en ce moment) pourraient s'appliquer à la problématique du filtrage. Et le fait que le logiciel est installé sur la machine de mes enfants redouble mon intérêt.

J'ai aussi appris que le mot anglais networking se traduisait en français par réseautage. Je ne sais pas pourquoi ce mot me frappe et me fait sourire en même temps.

vendredi 23 mai 2008

Pour ou Contre : les intermédiaires rendent de l'argent aux internautes ?

Cette semaine, une "innovation" de Microsoft dans son Live Search a déchaîné un certain nombre de commentaires. Normal, c'est Microsoft, c'est l'Internet et on parle d'argent. J'ai trouvé la première mention de ce programme "Windows Live Search Cashback" sur le blog de Nicolas Leroy qui s'intèresse à tout ce qui se rapproche d'un comparateur de prix. Il a ajouté un lien vers l'article de TechCrunch, ce qui m'a permis de trouver leur analyse détaillée du phénomène.

De tout cela, je retire pour l'instant que Microsoft fait un changement significatif en direction des annonceurs qui vendent directement en ligne : le passage du modèle du CPC au modèle du CPA. Si j'en crois un article dont j'avais déjà parlé, il y a très longtemps, c'est quelque chose que les marchands tout au moins appellent de leur voeux. Donc en première analyse, c'est une bonne chose et cela va sans doute amener plus d'annonceurs dans le système publicitaires de Microsoft. Il n'empêche qu'en y réfléchissant, je suis assez d'accord avec ce même Brian Smith (voir son article sur le sujet) que je citais il y a un an : ce changement de business model ne sera pas suffisant pour rapidement changer le comportement des utilisateurs, ce qui donnera le temps à Google de le mettre en place aussi (si c'est effectivement intéressant) et lui permettra de conserver ses parts de marché et son revenu astronomique.

Car le nerf de la guerre dans tout cela, c'est l'audience. Et si j'en crois de nombreux articles parus à la suite de l'annonce, le cashback n'est pas un argument suffisant pour faire changer massivement les utilisateurs de moteur de recherche. Les commentaires cinglants de ValleyWag sont un exemple peut-être extrême, mais on retrouve le même scepticisme dans les titres des journaux français: Microsoft paie les internautes (Journal du net) ou encore "Microsoft appâte les internautes sur le Web" dans le Figaro Economie, ou encore Microsoft offre une carotte aux internautes (Silicon.fr). Le choix des termes n'est pas innocent et associe à ce programme un vague sentiment de tromperie.

Franchement, quel sera ma réaction face à cette possibilité ? Cela ne change rien à la qualité des résultats du moteur de Microsoft, donc je vais continuer à chercher sur Yahoo Search et Google. Si j'ai enfin décidé d'acheter quelque chose, je vais inclure dans mon processus de recherche cette possibilité de rabait supplémentaire, au même titre que mes recherches en utilisant des comparateurs de prix. J'irai donc faire une recherche sur ce nouveau vertical de Microsoft et si le rabait est intéressant, je passerais par chez eux pour aller chez le bon marchand pour acheter, jusqu'à ce que Yahoo, ou Google ou Kelkoo mettent en place la même chose ce qui m'évitera de visiter un site de plus, ou qu'un widget de type méta-moteur m'évite toutes ces pérégrinations.

Combien d'internautes vont avoir le même comportement à votre avis ?

Néanmoins, voir chez un grand (ben oui, Microsoft a quand même suffisamment de traffic pour être qualifié de grand) l'apparition du CPA est une bonne chose pour tous les annonceurs (surtout les petits) du e-commerce.

mercredi 26 mars 2008

Google bombing: on dirait qu'il existe un abri anti-bombes !

La blogosphére française a beaucoup parlé ces derniers temps de l'affaire Olivier Martinez contre Fuzz.fr (voir aussi les réactions de Pierre Chappaz et Vinvin). Le buzz est suffisamment important pour que 20minutes mais aussi les Inrockuptibles (amusant comme il peut être important pour les bloggeurs d'être reconnus dans la "vieille" presse) y consacrent un article. Dans le cas des Inrocks, l'article paru dans le n°643 de cette semaine fait mention des réactions blogosphériques comme une tentative de Google Bombing. Effectivement, en réutilisant  pour les titres des billets "J'aime pas olivier martinez", on peut penser que c'est la pharse qui apparaîtra en premier sur google quand on cherche une information sur l'acteur. J'ai évidemment fait la recherche immédiatement (Google et Yahoo) et pour l'instant, le résultat n'est pas flagrant du tout, ce qui n'est pas le cas quand on rajoute le mot aime (Google et Yahoo).

On pourrait presque dire que les algorithmes de Google forme un abri anti-bombes pour les personnalités.

vendredi 9 novembre 2007

Buy Me ! Buy Me ! : qui s'en tire le mieux après intégration ?

Je viens de tomber sur cet article qui organise un match entre Yahoo et Google sur l'intégration des entreprises qu'ils ont rachetées : Which company best nurtures upstart acquisitions: Yahoo or Google?.

Je me demande si ils auraient pu faire une comparaison sur les shopping guide ? Google n'a, je crois, jamais racheté de site dans le e-commerce. Ils ont tout construit eux-mêmes. Cela n'a pas été un gros succès de toutes façons.

Pour ce qui est de l'article, ils se sont arrangés pour ménager la chèvre et le choux: au final, ils considèrent qu'il n'y a pas vraiment de gagnant.

Je retiendrai quand même une chose intéressante pour tous les entrepreneurs qui veulent se lancer: l'article confirme que le timing est extrêmement important pour que l'idée de départ se transforme en succès.

Je retiendrai une seconde chose. Il faut que la start-up qui est rachetée soit déjà un succès avec visiblement un fort potentiel de croissance et une direction claire pour son développement pour que l'intégration se passe plutôt bien : l'acheteur continue alors à investir dans le produit pour assurer sa croissance.

Ext-ce que cela me fait penser à un succès mitigé qui s'est passé en Europe ... ?

Faisons grimper Linux et Firefox

Le Journal du Net publie les chiffres d'utilisation des OS et Navigateurs en octobre. La méthode se base sur l'analyse des logs du site L'internaute.

Je suggère donc à tous les linuxiens utilisateurs de Firefox de mettre en place MorningCafé et de rajouter la home de l'Internaute dans les sites à voir le matin (une fois par semaine, cela suffira).

Juste pour voir ...

vendredi 29 juin 2007

I-Phone: révolution aussi dans le business du mobile

Dans quelques heures, les heureux faisant la queue dans les rues de New-York depuis 3 jours pourront acheter le nouveau pari d'Apple. L'I-Phone est intéressant pour n'importe quel geek parce qu'il change notre manière d'apréhender un téléphone mobile, du point de vue ergonomique et en tant que design produit. Pour savoir tout à son sujet, je vous conseille d'aller sur le Blog IPhone France.

Mais je viens de me rendre compte que la véritable révolution n'est peut-être pas dans le produit lui-même mais plutôt dans le changement de relations entre opérateurs, fabricants d'appareils et utilisateurs qu'Apple semble vouloir imposer. Lisez l'article suivant How the IPhone Breaks Industry Rules sur Yahoo Finance pour vous en convaincre.

J'ai vu cette attitude des opérateurs de vouloir complètement garder la maîtrise de ce que peuvent faire leurs utilisateurs, d'abord avec la mise en place du premier portail wap de kelkoo en 2001, et en observant de loin les longues négociations avec les acteurs de ce monde là pour que Yahoo puisse y faire son nid.

Si Apple, en plus d'ouvrir la voie vers les particuliers pour les fournisseurs de 3G (entendu ce matin sur BFM) permet aussi que les operateurs laissent des fournisseurs de services vivrent décemment de leur relation avec les utilisateurs, Steve Jobs sera le héros de beaucoup de monde en plus des gadgetophiles.

dimanche 24 juin 2007

Le business internet et sa toile de relations imbriquées

J'ai appris grâce à l'article suivant qu'il y a encore un mois, Ebay était le plus gros client de Google. Il ne l'est plus car il a retiré son budget pub à la suite d'une pression de trop de Google pour pousser sonc G Checkout, concurrent de Paypal appartenant à Ebay, comme un des moyens de paiement sur sur le site d'enchères.

Plus de détails dans Looking for Google's Future? You Can Find It On EBay, merci Pierre Chappaz pour le lien.

Je suis certain que le budget en question reviendra sur Google dans très peu de temps, si ce n'est pas déjà fait. Cet incident est intéressant car il démontre, comme le dit très bien l'article, que tous les industriels de l'Internet (en tout cas ceux vivant de la publicité) se trouvent exactement dans la même position que les grands médias (télévisions, journaux, ...) et vont subir les mêmes types de pressions.

Ici, cela porte sur un aspect purement commercial et B2B. On peut se demander si cela ne débordera pas à un moment ou à un autre sur des apects plus inquiétant. La "Do not evil" attitude sera peut-être plus difficile à maintenir quand les actionaires demanderont à Google de continuer son expansion au delà du search. Des compromis seront sans doute nécessaires. Et le risque pour les utilisateurs de Google (ou d'autres d'ailleurs) sera alors très grand de faire face à des problèmes de vie privée non-négligeable.

lundi 9 avril 2007

Fibre et fracture numérique

Certaines villes de France (comme Grenoble) se sont vu intégrées dans le plan fibre optique de Free. En effet, la semaine dernière, les abonnés de Grenoble ont pu accéder au formulaire permettant de faire connaître à Free les informations relatives au syndics d'immeuble. Pascal a pu ainsi découvrir l'amabilité de la secrétaire de son syndic et devra faire le tour de son immeuble (dans lequel il a emménagé depuis peu) pour rencontrer les membres du conseil syndical.

L'ADUF s'est bien entendu fait l'écho de cette nouvelle dans sa newsletter en espérant que les opérateurs sauront s'entendre pour optimiser les investissements nécessaires. L'article finissait en "citant" l'échange suivant qui nous rappelera à tous que la fracture numérique n'est pas près de se résorber !

Par ailleurs, la crainte exprimée ici ou là d’un FTTH privilège parigo(t)-parisien, se dissipera sans doute. Enfin, pas sûr... car déjà les forums grondent :

« Pfff ! Free, c’est vraiment des branques !!! Pourquoi décider de câbler Pétaouchprouk plutôt que Pétaouchtrick, où je réside ? C’est quand même la 5ème ville de France !!! ».

« Oui... bah, plains-toi ! Moi ça fait à peine deux mois que je suis dégroupé ».

« Dégroupé ? Vous en avez de la chance ! Perso, j’suis encore au forfait 50 h bas débit. Toujours pas desservie en ADSL ma commune. Alors, la fibre, pour moi, ça se résume au bol de céréales que j’prends l’matin » ;-)

Quand au pays voironnais dont je fais partie, l'espoir se trouve dans (un peu) dans le projet de la communauté de commune d'installer un réseau fibre optique pour rejoindre différents points du territoire en question. Cela a l'air d'avancer un peu:

Communauté d’agglomération du Pays Voironnais (Isère) : Le 31 janvier 2007, lancement d’une procédure DSP concessive pour la conception, la réalisation, le financement et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques à haut débit sur le territoire. Les objectifs de ce réseau sont : raccordement en fibre optique des ZA, des sites d’intérêt public majeurs et des NRA.

Cela veut dire que les opérateurs ou les communes pourraient utiliser ce réseau de base pour limiter le coût d'amener la fibre jusqu'au particulier. Cela veut aussi dire qu'une entreprise qui s'installerait à Voiron (près de l'autoroute ou dans la zone en direction de Chirens) ou dans les zone d'activités de Centr'Alp (1,2 et 3), aura beaucoup de facilité de connexion. Peut-être verrons nous la région voironnaise devenir un foyer de start-ups internet !

jeudi 8 mars 2007

Justice : la difficulté technique n'est pas une excuse

Google (sans doute parce qu'il est le plus en vue, mais d'autres ont droit aux mêmes attentions) se fait régulièrement attaquer pour contrefaçon de marque par des entreprises dont les concurrents utilisent leurs marques comme mot clés dans des campagnes de liens sponsorisés. Google se faisait régulièrement condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre en France. A contrario, récemment, le tribunal de grande instance de Paris a donné raison à Google sur le principe que celui-ci n'était pas un concurrent direct de ses détracteurs.

Le JDN explique tout cela dans les articles: Liens sponsorisés : Google contrefait-il les marques ? et Liens sponsorisés : Bourse des Vols obtient gain de cause contre Google.

Ce que je retiens de tout cela est la phrase suivante dans le deuxième article:

La société Google France ne saurait se retrancher derrière la technologie mise en oeuvre pour le fonctionnement de ses services de publicité

De même, la raison pour laquelle le TGI de Paris n'a pas condamné Google n'a rien à voir avec la technique.

Il en ressort que la justice considère que nous, informaticiens, sommes capables de tout et n'importe quoi, sinon maintenant, du moins demain matin. C'est une grande marque de confiance et je suis sûrs que tous mes collègues apprécieront.

Il en ressort aussi que l'intermédiaire fournissant un outil (en tant que service centralisé) est responsable des infractions commises par les personnes utilisant cet outil. Cette position de la justice reste la même depuis un certain temps: il y a quelques années, des animateurs de forums se sont vus condamnés à cause des propos tenus par certains participants. Cela nous ramène à la problématique des blogs: faîte attention amis bloggueurs, votre blog est considéré comme un contenu éditorial sous votre responsabilité. Le fait qu'il vous est sans doute impossible de vérifier tous les commentaires ne sera jamais pris en compte par la justice si vous êtes attaqué.

mardi 30 janvier 2007

CPC vs Revenue shared for shopping engines: a question of trust

It seems to be the thesis developped by Brian Smith in this post: Why I'm at Affiliate Summit 2007.

The conversion rate is obviously very important for merchants, it's the true indicator of the effectivness of the money spent in online avertising and define clearly the ROI (return on investment). And the revenue shared model ensures the merchants that what they are paying is really providing them more earnings.

From my point of view, the main problem in such a model is the trust you can have in the partners.

With the CPC model, it's quite easy for both, the merchant and the shopping engines, to record the traffic sent and received, and then have analysis done and resolve conflicts.

With a shared revenue model, the traffic sender is more or less at the mercy of the guy receiving the traffic. So, when we are talking about the affiliates of Google AdSense or Yahoo Search Marketing, it's not really a problem: the big guys (G and Y) won't cheat on the small guys (the affiliates). On the contrary, they have to put in place means to avoid the small guys cheating on them by sending fake traffic.

But putting in place means to verify that revenue has to be shared because of the traffic sent to a "small guy" would be difficult if not impossible because once the user is on the website, the small guy has complete control of what the user browser can do: for instance, it can avoid to put in place the beacons allowing mechanisms like tradedoubler to record that a sell did take place.

Thus, the intermediary (the shopping engine) must trust the traffic receiver (the merchant) with regards to the numbers of sells, thus on how much the merchant must pay.

I'm wondering how well the investors have trust in business models based on the faithfulness of human beings in general.

vendredi 26 janvier 2007

Interesting dive into successfull VC point of view

You surely heard about the VC firm called Sequioa, only because of their last success: selling YouTube to Google.

One of their partner is explaining what's make a great success of a start-up in an article in Forbes.com.

So, it seems that I have to find an idea answering the needs of customers in a small market that will be big in a few months/years to be successful ... again :-).

If I take a look back at what we did at Kelkoo ... he is right.

jeudi 7 décembre 2006

Propriété intellectuelle et Logiciels Libres: SCO out

La semaine dernière, des décisions de justice ont mis les logiciels libres à l'abri de la menace que SCO faisait peser sur leur développement et surtout sur leur usage par des entreprises privées. Vous pourrez trouver des détails dans l'Inquirer et pour le férus de droit anglo-saxon sur Groklaw.

Cela a eut une traduction directe sur le cours de l'action SCO. Vus avec les nouvelles charts de Yahoo Finance.

Et cela a permis à certains de se gausser sans vergogne.

Il n'empêche que la menace de procès en ''Intellectual Property Infrigement'' n'est pas écartée. Etre programmeur d'un logiciel fournit avec son code source, et même gratuit, n'est pas une protection contre des attaques pour plagiat de code, voir pour avoir eu la même idée que quelqu'un qui la brevetée sans jamais en avoir fait quelque chose d'utile. D'ailleurs, la vrai cible n'est pas et ne sera jamais le programmeur (même si il a réellement commis une faute), mais les utilisateurs de don logiciel. Et sans les utilisateurs, même si les programmeurs les trouvent parfois un peu ... embêtants à toujours vouloir des fonctions supplémentaires ou qui marchent mieux que dans la présente version de l'Oeuvre, il faut bien dire qu'il n'y a pas vraiment de raison de continuer à programmer.

Encore que, juste pour la beauté de la chose ...

lundi 4 décembre 2006

Les offres de Référencement deviennent "industrielles" ?

Depuis un certain temps déjà, la plupart de ceux qui bossent dans l'internet savent à quel point le SEO (Search Engine Optimization) est important: être bien référencé dans les moteurs de recherche tels que Yahoo Search ou Google permet d'obtenir du traffic sur son site web à un coût battant toute concurrence. Que veux-dire être bien référencé ? Dans la plupart des cas, cela se ramène à être le plus haut possible dans la première page de résulat d'une recherche portant sur des mots clés qui seront utilisés par quelqu'un susceptible d'être intéressé par les services votre site web.

Par exemple, la recherche remy amouroux sur Google ou sur Yahoo montre des liens en rapport avec moi dans la première page. C'est heureux ! J'aurai un meilleur référencement si plusieurs des pages de mon blog apparaissaient vraiment dans les premiers résultats. Quand on cherche simplement amouroux, c'est beaucoup moins brillant. Je suis même mieux placé sur Google que sur Yahoo !

Et puis il y a un mois, j'ai entendu à la radio une pub pour un forfait référencement de quelques dizaines d'euros, promettant la première place dans les moteurs de recherche ! Je n'avais pu noter les références à l'époque, écoutant BFM seulement dans ma voiture, mais ce matin, j'ai pu le faire car j'étais pris dans un embouteillage.

Il s'agit donc d'une société appelée Le Relais Internet qui offre (maintenant pour 69€) un package référencement en plus des ses offres d'hébergeur et d'enregistrement de nom de domaine.

Connaissant le temps passé par les consultants en référencement pour réussir à optimiser un site pour avoir de meilleur place sur les moteurs de recherche, je suis étonné de voir un prix aussi bas.

Que vont donc offrir de plus ou de mieux les sociétés ou consultants qui vous demandent de prendre contact avec eux pour avoir un devis ? Tels que ceux que l'on trouve sur la première page d'une recherche Yahoo ou Google pour le mot referencement.

Au fait, dans ces premières pages, je n'ai pas vu le fameux Relais de l'Internet ! Et c'est peut-être la réponse à ma question !

Mise à jour du 05-12-2006: pour en savoir plus sur le référencement, jeter un oeil sur les extraits du livre d'Olivier Andrieu, parus dans le JDN.