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Teorem's Blog

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jeudi 19 octobre 2006

Modele Economique "Buy ME ! Buy Me !", Pourquoi cela marche ...

En essayant de classifier les modèle économiques des entreprises internet de cette nouvelle aire (le web 2.0), j'en étais arrivé à la conclusion qu'il n'y en avait que 4 valables dans le BtoC, dont un qui perdait franchement de sa splendeur depuis un an et demi.

  1. vendre quelque chose, que ce soit du solide ou de l'immatériel, mais que l'utilsateur paye avec sa carte de crédit. Le marché de l'e-commerce étant de plus en plus important, ce modèle a encore de l'avenir devant lui même si on le voit se transformer, avec de plus en plus de concurrence.
  2. vendre du traffic à d'autres sites web. C'est ce que fait Kelkoo et plein d'autres encore.
  3. vivre de la pub, soit avec sa propre régie comme Yahoo, Google ou Mirago, soit en affichant la pub des autres (sites de contenus, blogs, etc)
  4. ne faire aucun chiffre d'affaire et attendre de se faire racheter par Google ou Yahoo.

C'est ce dernier modèle que je trouvais vraiment absurde de suivre, mais l'article de Jeremy Zawodny sur YouTube and Google: I%u2019m Glad Somebody Finally Said It explique pourquoi cela peut marcher, en un seul mot: eyeballs (en bon français, l'audience).

Notre grand maître à tous, Pierre Chappaz, le disait justement dans son billet sur YouTube: l'achat semblait justifier simplement par l'audience.

Tout simplement parce que Google ne peut continuer à grossir que si il trouve de plus en plus d'audience à qui montrer son inventaire de pubs.

Donc, ce modèle économique du "buy ME! buy ME !" peut marcher si vous construisez un site qui fait de l'audience, beaucoup d'audience. Car même si vous ne savez pas la monétiser, Google et Yahoo sauront le faire une fois que vous leur appartiendrez.

C'est quand même un modèle très casse-gueule, fait pour ceux que se sentent capable de vivre de célébrité et d'eau fraîche pendant 2 ans.

PS: 2 ans, c'est le temps de vie de YouTube avant le rachat. Bon, c'est vrai que l'un de ses fondateurs avait touché un très bon pactole en revendant PayPal à eBay.

Se faire blacklister par un moteur de recherche ...

Un article du JDN, intitulé Témoignages blacklistage montrent en quelques témoignages ce que veut dire et ce qu'implique pour une boîte de disparaître de l'index d'un meteur de recherche.

Je retiendrais deux points de ces témoignagnes:

  1. Le sentiment de solitude et d'impuissance face à cette situation. Ce sont les sites web qui sont devenus dépendant du traffic envoyé par les moteurs, et il est donc difficile d'obtenir des moteurs des actions correctives.
  2. La citation suivante: Celui qui planifie ses affaires uniquement par rapport à son positionnement sur Google fait fausse route !.

Ce dernier point est très vrai, mais à l'heure où une bonne partie des internautes se servent des moteurs comme une liste géante de bookmarks sans aucun sentiment de fidélité aux sites déjà visités, comment faire autrement ?

lundi 9 octobre 2006

Google et YouTube, la folie des rumeurs !

Démarrée par techcrunch aux US, plus ou moins confirmée ensuite, la rumeur enfle d'un possible rachat de YouTube par Google pour une somme astronomique. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce possible rapprochement, qui a d'ailleurs beaucoup de sens.

Mais pour l'instant, je ne garderai de tout cela que le comic strip de dimanche d'Iliad sur userfriendly.org.

En rappelant qu'en anglais "to take with a grain of salt" signifie prendre avec précaution.

Pour le reste, je vous laisse vous faire votre propre avis.

Update 09/10/2006, 23h30: Finalement, ce n'était pas une rumeur ! Google achète YouTube pour 1,65 milliard de dollars.

samedi 7 octobre 2006

Google embarque ses concurrents dans ses problèmes légaux

De manière régulière, Google est attaqué par des fournisseurs de contenus parce que ceux-ci considèrent que le moteur ne respecte pas leur droits (copyright) sur leur contenu.

L'une des actions en cours porte son attaque sur le projet de Google de scanner les livres dans les bibliothèques et de les fournir gratuitement en ligne. Ce projet ne plait pas du tout aux éditeurs américains entre autres.

Et comme relaté dans "Google Seeks Info From Book Scanners: Financial News - Yahoo! Finance", Google a trouvé une super-astuce. Il a demandé à la justice américaine que celle-ci force ses concurrents à lui fournir leur propre documentation interne afin d'assurer sa défense.

Si ses concurrents sont obligés de lui fournir les informations, Google saura non seulement très exactement le contenu des bases de données de livres déjà scannés, les détails techniques sur la réalisation du processus de scan et la gestion de ces données sur le sites des concurrents, mais aussi les relations (ainsi que leur détails) qu'entretiennent ces derniers s avec les fournisseurs de contenus. Cerise sur le gâteau, Google saura aussi quel est la stratégie de chacun de ses concurrents vis à vis des problèmes légaux qu'il est lui-même en train d'affronter.

Bien entendu, Google aura tout cela et a promis de ne pas utiliser ces informations autrement que pour sa défense.

L'interprétation du slogan "don't be evil" a des nuances que je ne suis pas sûr de saisir.

lundi 2 octobre 2006

La pub semble être le bon filon sur Internet pour plusieurs années encore

Dans un article du Monde, relayant une dépêche de l'AFP, on peut lire que, pour la publicité, "Le potentiel de croissance de ce media Internet, estimé à 84% d'ici 2008, est soutenu par les annonceurs de taille modeste.". L'article stipule tout de même que la plus grosse partie de cette croissanse se fera en Asie. A nous de jouer, donc !

Dans un tout autre registre, une loi interdisant les paris en lignes est passée aux USA. La conséquence est la dégringolade en bourse des leaders du secteur. Le vice, qui est une des autres mamelles du business Internet perd donc du terrain.