Le plus désolant étant bien entendu que les politiques pourront céder assez facilement à l’argument qu’il s’agit de faire payer les grands méchants sites américains sans tenir compte de l’impact sur notre économie florissante de l’Internet. L’exemple de la taxe Google montre bien que nos élus peuvent facilement céder à l’appel tribal du « eux contre nous », sans tenir compte des conséquences locales ou sans s’attaquer au vrai problème (dans le cas de la taxe google, l’hétérogénéité de la fiscalité européenne).
Dans le cas qui nous occupe, faire payer les sites de contenus aurait pour conséquence d’assurer la position des gros sites actuels (donc essentiellement américains puisque pour le moment ils forment la majorité des sites « rentables » à fort trafic) car cela empêcherait l’apparition de concurrents à fort trafic mais évidemment incapables de payer le transport de leur contenu au début de leur croissance. Cela empêcherait aussi l’apparition de services innovants à fort trafic, mais qui mettent du temps à trouver leur modèle économique (Youtube et Dailymotion ou Twitter en sont des exemples).
Je suis loin d’être un écolo en chapeau de paille et sabots mais je suis quand même sensible aux arguments constructifs sur la protection de notre environnement afin que nous (et surtout nos enfants) puissent vivre agréablement. Je peux donc accepter de faire des efforts, mais pas aux prix d’une stagnation de notre société ou en limitant notre progression technologique et ce qu’elle nous permet de réaliser.
Je peux donc envisager de sortir du nucléaire mais pas au prix de réduction de notre approvisionnement d’énergie électrique. L’énergie électrique de plus est la seule voie qui nous permettrait de réduire un énorme producteur de pollution : le moteur à carburant fossile. Je préfère utiliser le pétrole pour faire du plastique plutôt que pour faire avancer une voiture. Le nucléaire a aussi ses problèmes de pollution, ses déchets. Il est donc légitime de mettre en place des sources d’énergies alternatives. Celles-ci ont pourtant un défaut majeur : on ne peut pas les utiliser comme on le veut, au moment où on en a le plus de besoin. D’ailleurs, le nucléaire aussi manque de flexibilité de ce point de vue.
Bizarrement, depuis que la vague des énergies vertes nous a submergé, je n’ai pas entendu parler d’investissements dans la recherche sur les moyens de stocker en masse de l’énergie. Je ne parle pas des batteries de voitures, mais d’usines permettant de stocker (et de rendre à la demande) des mégawatts. Si nous avions ce genre de chose, les sources d’énergies renouvelables seraient vraiment rentables (et donc envisageables) car on serait assuré d’utiliser la moindre parcelle d’énergie produite quelque soit le moment de production.
Je n’ai malheureusement aucune idée de la manière dont on pourrait s’y prendre. Mais celui qui réalisera ce genre de chose sera assuré d’avoir trouver la poule aux oeufs d’or.
Je viens de me faire la remarque qu’il est parfois extrêmement difficile, même pour nous adultes d’un âge bien avancé, de réagir d’une manière civile, voire civilisée, quand quelqu’un nous adresse un reproche sur notre conduite.
Vous avez surement vu ces articles (Numérama, LeMonde.fr ) sur la mise en place par le site MegaUpload d’un avertissement si vous avez des problèmes de bande passante avec le site et que vous êtes chez Orange pour votre connexion Internet. Cet avertissement accuse Orange d’être à l’origine des ralentissements à cause de son manque de bande passante allouée avec Cogent sur le réseau duquel se trouve MegaUpload. Cette campagne a pour but de soutenir Cogent dans ses négociations avec Orange en ralliant le soutien des utilisateurs finaux de ce dernier.
Je suis tombé sur la vidéo suivante dans un post récent de Daniel Broche:
La vidéo est effectivement très pédagogique et soulève en fait une question principale : comment peut-on avoir confiance dans les « dénonciations » des officines en charge de fournir des adresses IP à l’Hadopi (les hadopi-men) ?
Il faudrait au moins assurer la transparence complète des procédures d’agréments pour de telles officines et, comme c’est déjà le cas pour les fichiers d’informations personnelles déclarés auprès de la CNIL, avoir accès aux informations qui ont mené cette officine à signaler votre IP à l’Hadopi.
La grande question est donc bien de savoir qui va assurer l’intégrité et le sérieux des hadopi-men afin d’éviter des bévues qui feront très mal à certains (par exemple, si on me coupe la connexion internet au bureau, je mets la clé sous la porte).
Cela démontre bien que les antennes-relais ont bien un effet sur le cerveau des riverains, même si il est psychosomatique.
Nouvelle contrainte pour les opérateurs donc : tout nouvelle antenne devra être installée sans que les riverains s’en rende compte et sans qu’ils la voient par la suite. Je suis sûr que cela va booster notre industrie : on va découvrir le moyen de devenir invisible très rapidement !
L’une de mes bonne résolutions décennales est que la prochaine voiture que j’achèterai sera la plus propre possible, et de préférence électrique. C’est pourquoi je m’intéresse un tant soit peu à tout ce qui se rapproche des technologies et business modèles autour de la voiture électrique. Je viens de tomber sur cette vidéo qui parle du business modèle de "Better Place", par son patron Shai Agassi. Il est très bon, il a un discours bien rôdé et il est convaincant. Cela serait cool si en Europe, à défaut de mettre quelqu’un sur la lune, on pouvait réaliser ce plan et, je le pense, complètement revitaliser notre industrie automobile.
Jusqu’à présent, je m’inquiétais de cette loi essentiellement car elle inverse la charge de la preuve. En cas d’accusation de piratage, la personne incriminée devra prouver qu’elle est innocente. Mais il semble que la loi a été votée avec un amendement stipulant que le seul moyen de prouver son innocence sera d’avoir installé un logiciel mouchard sanctifié par l’administration, payant et sans aucune assurance d’interopérabilité. Voir le communiqué de l’April et l‘interview très instructive de Jean-Michel Planche. Et je suis d’accord avec la position de l’April : il y a une insécurité juridique pour tous les utilisateurs de logiciel libre, car si on est accusé à tort, à priori, l’administration (je n’ose dire l’Etat) ne nous laissera aucun moyen de nous défendre.
La semaine prochaine, je participerai en tant que mentor au Mini-Seedcamp Paris. Le but de cette manifestation est de permettre à des porteurs de projets plus ou moins avancés de rencontrer des gens d’expérience dans différents domaines afin de répondre à leurs questions (voir plus si affinités).
Pour ma part, j’apprécie grandement la possibilité de voir des idées nouvelles et d’apporter ma pierre pour leur permettre d’avancer, et de favoriser ce cette manière l’esprit d’entreprendre.
C’est la même motivation qui m’a fait accepter d’aider les étudiants qui suivent le parcours CECA à l’INP de Grenoble. Même si il paraît difficile pour ces étudiants de se lancer dans la création d’entreprise dès la fin de cette année, cela leur sera d’une grande utilité et leur montrera que l’entrepreunariat est à leur portée.
After a black Saturday for Google, the bug showing to any webmaster not already aware how much of its traffic depends on the big G (see ADUF newsletter for interesting questions to ask about that event), the omnipresent (if not omnipotent) company is making the news again on Wednesday last week with Latitude. The reactions to that news are naturally important because of the privacy concern it raises but also because Location Based Systems (LBS) are revenue oriented for most phone companies. See the post on GigaOM.
I hope that Latitude will be open to developers, through a Google API in the near future, because it can be the source of a lot of great applications, not only social oriented, but also business oriented. The simple fact that a system or people know where you are will make your life a lot easier on a personal or professional basis. Just think about the number of phone calls or SMS that you received asking simply where you were at the moment.
Is there really a privacy issue ? As always, it depends on the awareness of people about the consequences of their actions. Naturally, if you browse Facebook or MySpace pages, you can think that the awareness in question is not that great. Or you can imagine that people think that the mob will allow them to hide among its numbers. As for professional usage, it means simply that companies will have to deliver higher phone terminals to their employees they want to be followed by a LBS application. It is then up to the employee to negociate how many benefits he can have in exchange of the loss of its location privacy during "office" hours.
Edit : I completely forgot about Yahoo FireEagle, that provides an API and has also a lot of applications available. So, what’s the difference between the two services ? It looks like Latitude is a bit more private than FireEagle, allowing to filter who is really accessing your location. But this can be added very easily by adding an application layer over FireEagle that will be the only one allowed to access your location and that you could trust to deliver that information only to people you trust. Some applications are already doing that: for instance, FootPrintHistory can filter using your Facebook friends.